Le no-code. Une opportunité en or pour la presse en 2022 ?

Ce matin, en ouvrant l'excellente newsletter Datagif, je suis tombé sur les prédictions 2022 dans le secteur de la presse. Un passage a particulièrement retenu mon attention : « Des formats ambitieux accessibles à davantage de médias (...) On remarque une utilisation croissante d’outils accessibles et simples à prendre en main pour réaliser des longs formats très visuels avec moins d’investissements que les formats blockbusters que l’on peut voir par ailleurs. » Sans trop spoiler, les outils dont ils parlent ce sont des outils nocode.
C’est quoi le no-code ?
Le nocode, c'est un écosystème d'outils et un mindset qui permet de déployer des solutions numériques simplement et rapidement. Les outils dont on parle, c’est Webflow, Airtable, Integromat, VideoAsk. Il en existe des milliers que vous pouvez retrouver dans cet annuaire très complet. Ils répondent à tout type de besoin. Le mindset, c’est la curiosité, l’agilité et cette volonté d’itérer rapidement pour déployer des solutions. La promesse du nocode est de permettre à un maximum de profils de déployer des projets digitaux rapidement sans faire appel à des développeurs grâce à des outils simples à prendre en main. Vous pouvez lire cet article pour en savoir plus.
Pourquoi la presse doit se tourner vers le no-code ?
Prenons un exemple concret. Le directeur de publication débarque dans le bureau du CTO avec une idée géniale. Il souhaite lancer un minisite pour couvrir un évènement majeur qui vient de survenir dans l’actualité. Il veut des formats immersifs, il veut de l’interaction avec ses lecteurs, des quiz, etc. Réponse du CTO. Désolé, c'est impossible ce que tu demandes. Nous ne pouvons pas intégrer ce que tu souhaites avec le CMS. Je suis un poil taquin, mais c’est du vécu. Finalement, ça se termine par une liste d’articles présentés dans une page catégorie classique avec quelques éléments graphiques pour donner une impression d’ailleurs.
Cette situation est frustrante pour les équipes en interne qui regorgent d’idées. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions : le nocode. Cependant, il y a un prérequis à garder en tête. Lâchez prise. L’utilisation de solutions comme Webflow requiert du lâcher-prise de la part des équipes IT souvent frileuses à l’évocation du nocode. Je vous rassure, le nocode n’a pas vocation à remplacer vos développeurs. Il va simplement rendre votre organisation vraiment plus agile. Vous allez redonner une dynamique créative à vos équipes. La bonne nouvelle, c’est que cela sera moins coûteux et plus rapide à déployer.
Par où commencer ?
Créer un studio indépendant qui sera transverse à l’organisation. J’insiste sur le mot indépendant, il ne doit pas être rattaché à l’IT. Ce studio sera composé d’un profil designer, un product builder et low-codeur (pour jouer avec les API, c’est pratique). Il pourra répondre aux demandes de la rédaction, mais également travailler avec les OPS (opérations publicitaires spéciales) et accompagner tous les services de l’entreprise pour automatiser des tâches chronophages sans valeurs ajoutées.
Le mouvement est déjà en marche ! Oui, c’est possible. Jetez un oeil sur la rubrique Explore sur l’Équipe avec des sites qui sont réalisés sur Webflow. Il me semble que Prisma Média commence également à implémenter des solutions no-code. Je prends le pari que dans les prochaines années, il y aura des équipes de no-codeurs chez tous les grands médias. Le nocode répond parfaitement à deux problématiques du secteur de la presse : être réactif face à l’actualité et réduire les coûts de production.
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Quelques liens pour vous lancer :
https://gazette.nocode-france.fr/tag/veille/
https://www.contournement.online/

